Biographie

Pascale de Trazegnies naît à Bruxelles et passe son enfance dans le château médiéval de Corroy-le-château, dont l’origine remonte au 13ème siècle.

Très jeune, elle est mise dans des pensionnats catholiques où elle poursuit des études classiques (humanités gréco-latines).

Elle obtient un diplôme de sciences politiques à l’Université de Louvain, avec grande distinction. Son mémoire porte sur « L’Intégration européenne et la théorie générale des systèmes ».

Rapidement, elle bifurque vers la musique, se perfectionnant en chant, solfège et art lyrique à l’Académie d’Ixelles.

Dans les années 70, elle fonde avec Daniel Schell le groupe COS, dont elle devient la chanteuse attitrée. Elle y joue également du hautbois et de l’orgue.

Sa voix cristalline y est surtout utilisée comme un instrument. Elle décline toutes sortes de vocables, onomatopées ou langages disparates, tantôt écrits, tantôt improvisés.

Après plusieurs disques et des tournées dans le monde entier, Pascale quitte COS et s’installe à Paris.

Elle participe à d’autres expériences musicales avec des musiciens comme Dick Annegarn et John Greaves, et se produit en solo sur des scènes dites « branchées », notamment les 120 nuits et le Palace à Paris, où elle fait sensation en « diva-rock ».

Mais c’est le festival Polyphonix, où elle apparaît à plusieurs reprises avec Jean-Jacques Lebel ou Jacqueline Cahen, qui agit comme un déclic… Les mots envahissent le terrain de la musique.

Elle publie un premier roman, « l’Etat de veille », immédiatement remarqué par Bernard Fixot qui vient de monter sa propre maison d’édition.

Elle publie d’autres livres chez Fixot, puis chez différents éditeurs, toujours dans une veine intimiste et avec un souci de ne pas se dérober face à la description de la sexualité, qu’elle considère comme pulsion fondatrice du comportement humain.

Ainsi, les scènes érotiques sont assimilées au récit, surgissant dans une écriture très personnelle, à la fois crue et lyrique.

Les sujets de ses livres abordent certains à priori de façon tangente, ce qui en rend la lecture tendue et parfois déconcertante.

Elle travaille également dans le cinéma, en collaborant à l’adaptation de dialogues de films en langue anglaise.

Elle fait actuellement des lectures publiques de ses livres.

Fidèle à la notion de « transversalité », elle cherche à explorer le rapport délicat entre le texte, l’image et le son, tout en défendant le texte écrit comme vecteur de cette exploration pluridisciplinaire.

Le sang de la chair.

Pascale de Trazegnies